Aimez-vous les contes ? – 1. Le Déluge

Aimez-vous les contes ?
Moi, oui ! Ceux auxquels on prête un public enfantin sont souvent issus d’un imaginaire populaire collectif. Chaque peuple a son lot de légendes, héros, saints, appartenant ou pas à un corpus mythologique, issu très souvent de structures narratives ou symboliques communes.
Prenez le thème du déluge par exemple, que l’on retrouve tant dans la Bible que dans les mythologies grecque, babylonienne, sumérienne et d’autres encore…
Il ne s’agit pas seulement de savoir si un évènement semblable s’est produit dans un lointain passé, mais encore quel sens psychologique, collectivement, ce déluge a pris pour différents peuples si éloignés l’un de l’autre sur notre terre…
Je travaille ces jours-ci sur une variation du thème du déluge, qui est pour moi en lien étroit avec une réflexion sur la nature humaine, son positionnement par rapport à la divinité, c’est-à-dire à la nature, et le devenir, la prise de conscience de l’être humain et son achèvement en tant que créature pensante.
Mon texte intégrera le corpus mythologique de Taramanda, dans l’ouvrage Contes et légendes des pays d’Atlantide.
On y apprendra la genèse du monde, selon la croyance atlante. On y découvrira comment Némésis sépara les éléments et comment naquit l’Atlantide, île sacrée ; puis on assistera à la création des êtres humains et l’on comprendra comment Hécate, la plus prévoyante d’entre eux, échappa au Déluge, inventa l’art et l’amour puis construisit sa philosophie de la Connaissance…
Elsa Triolet

La manière de créer…

Elsa TrioletElsa Triolet disait quelque chose comme : le créateur, ce ne sont pas dans ses personnages qu’on doit le chercher. Ses secrets sont dans sa manière de créer.

 

Oui, bien sûr ! S’il ne s’agissait que de parler de soi… De se mettre en scène… Quel intérêt pour tout autre que soi ?

 

Alors, la manière…

 

La mienne, c’est écrire. Sans cesse. Je vous rencontre, je vous parle, vous ne pensez pas que j’écris, et pourtant. J’écris. Je ne cesse. Je vous réponds, je marche, je joue, et tout cela est la suite de ce que j’écris depuis l’enfance, du « roman » perpétuellement inventé, et je vous fauche un clin d’œil, un sourire ou une pâle lueur sur votre vêtement, que vous n’avez même pas aperçue, dont vous n’avez pas même eu conscience, mais qui deviendra écriture de quelque chose de vrai, qui n’avait pas la moindre importance tant que c’était réel, mais qui sera peut-être l’ironie d’un personnage, une attente désespérée ou la joie d’une aurore.

 

Un écrivain n’est qu’un voleur de grand chemin. Et là où les chemins se croisent se situe son livre. Là où les chemins se croisent commence sa vie.