En souvenir de l’immense compositeur Penderecki, Violaine Darmon interprète en confinement, dans la chambre des enfants, la fameuse Cadenza pour violon seul.
En souvenir de l’immense compositeur Penderecki, Violaine Darmon interprète en confinement, dans la chambre des enfants, la fameuse Cadenza pour violon seul.
En cette période toute particulière de confinement, Violaine unit ses deux passions… Deux ? Non ! Ses trois passions : la musique bien sûr, la littérature, mais aussi ses enfants. Quelle source d’inspiration plus belle, quel meilleur public, pour peupler et écouter les histoires d’une conteuse-violoniste ?
Les histoires du petit violon magique se déclinent en cinq épisodes, cinq histoires présentées tour à tour chaque mercredi sur le site Culture de la Ville de Nice, dans le cadre de l’Opéra en confinement. Violaine présente le violon, merveilleux instrument de musique mais aussi instrument à raconter des
histoires…
Il était une fois un petit violon magique qui jouait tout seul dans une chambre d’enfant.
Alors que toutes les maisons d’opéra sont fermées, les personnages d’opéra et de ballet y trouvent
refuge. Et le bal commence pour Papageno, Carmen, la reine de la nuit, Odette et Orphée…
A voir et revoir sur Le site Cultivez-vous : Les histoires du petit violon magique
Et sur Youtube : Les histoires du petit violon magique, épisode 1 : Le bal des personnages
A demain mercredi, 16h, pour la mise en ligne de l’épisode 2 :
Quand Selena pénètre dans la cour des miracles, au coeur de la vieille cité d’Atlantide, pour y apporter des idées nouvelles…
« Je voudrais que finisse le règne de l’argent, pour que commence celui de l’humain. Par l’humain, je n’entend pas l’ambition personnelle et le culte de la réussite qui ne fait que diviser. Si vous cherchez, vous que l’on a opprimé, rabaissé, humilié, à vous élever individuellement dans cette société et à prospérer sans considérer le sort de votre voisin, vous n’y gagneriez rien de solide, de définitif; rien qui ne s’écroulera au passage d’un plus riche, d’un plus ambitieux que vous. La fortune est changeante, dit-on ; alors forgeons une société qui fasse reculer l’influence du hasard, qui garantisse au malchanceux une vie aussi décente qu’à l’être favorisé par le sort. Le véritable être humain, c’est celui qui contemple son malheur à la lumière de celui des autres ; c’est celui qui comprend que sa misère n’est pas individuelle mais dépend de la misère générale, qu’elle est la conséquence de la misère générale. Et cette misère n’est pas une loi de la fatalité ! La terre est assez fertile pour nourrir toutes les créatures qui y vivent, sans que nul ne soit lésé. Songez donc à ce que vous pouvez légitimement réclamer : un foyer et du pain pour toutes les familles, l’instruction gratuite pour tous les enfants sans distinction de sexe ou de condition sociale…
– C’est un rêve, une utopie ! interrompit brusquement une femme alors que quelques ricanements se faisaient entendre.
– Un rêve ? Au contraire, il me semble que ce sont les conditions minimales d’une vie acceptable. Quoi de plus élémentaire, dans une société civilisée, que de s’attacher à éradiquer la famine et l’ignorance? Le cerveau humain a pu concevoir tant de merveilles, et il serait incapable de mettre fin à ces simples maux ? Non, ces premières revendications ne feront encore pas de notre monde un paradis sur terre ; il y a loin de la satiété au bonheur. Le pain, les toits et les écoles que vous obtiendrez n’ôteront guère qu’une infime part de ses plaisirs superflus à l’aristocratie, une symbolique aumône au Temple. Pourtant, ces deux entités s’estimeront lésées ; elles ne reculeront rien pour préserver leurs privilèges iniques au nom de la propriété, du mérite et même de la morale ! »
#Lune, chroniqueuse des Avis livresques du Phoenix, partage sa lecture enthousiaste du roman « Les amants de l’Atlantide » :
C’est une histoire très bien écrite avec une intrigue riche en émotion, des sentiments présents et très profonds.
On s’attache énormément aux personnages. L’univers est intéressant.
Je dois avouer que je l’ai lu rapidement, il m’a émue et rendue sans voix. À mes yeux c’est un vrai chef-d’oeuvre.
Pour découvrir sa page, rendez-vous sur Les avis livresques du Phoenix
Arsinoé IV, sœur cadette de la grande Cléopâtre, fut tour à tour reine d’Egypte, esclave de Rome et réfugiée du Temple d’Artémis à Éphèse (actuelle Turquie), une des Merveilles du monde antique. Elle y trouva la mort très jeune, assassinée sur ordre de Marcus Antonius. Sa sépulture a été retrouvée et a permis des découvertes importante sur la dynastie des Lagides et notamment sur l’origine de la dernière pharaonne d’Egypte.
Moins célèbre que sa sœur aînée, injustement méconnue, Arsinoé est le personnage central d’une pièce de théâtre de Violaine Darmon. Quel peut être le profil psychologique d’une aussi jeune fille au vécu extraordinaire, réfugiée d’un temple normalement inviolable, mais condamnée à mort ou à l’esclavage au-delà de son enceinte ?
ARSINOE : Ô, Artémis ! que le monde est gris malgré son aveuglante clarté… Le soleil brille insolemment, le ciel affiche une imperturbable couleur de saphir, et moi je suis seule… Toutes ces tortures morales sont vaine ; il faudrait pouvoir vivre uniquement par les sens, non par le cerveau ! J’ai essayé de ne penser qu’à la douceur de l’air effleurant ma peau, qu’au parfum vibrant des violettes sauvages, au chant estival des criquets, aux reflets mauves de la mer et au goût juteux des raisins… Chaque fois que j’y parvenais, une petite voix aiguë interrompait mes plaisirs et me susurrait l’histoire de ma vie passée. Alors la mort platonique que je désirais laissait place à une cascade de vie qui me précipitait plus sûrement au fond du gouffre. Peut-être ai-je une défense naturelle et héréditaire contre la tranquillité ?
Sans la lecture, la vie serait une erreur…
Quelques idées de livres pour la nouvelle année :
Un essai qui lapide les idées reçues véhiculées par les médias : celles qui prétendent que le bonheur des riches ferait, par ruissellement, notre bonheur à tous.
12€, aux éditions Arcane 17
Un roman fantastique, mythologique et pourtant actuel qui sculpte le splendide portrait d’Alba, une femme hors du commun. Une trame captivante et des personnages hauts en couleur.
18,99€ format broché, 4,99€ format kindle
Depuis qu’il y a de l’exploitation au travail il y a de la grève. Celle-ci n’est pas à considérer comme un simple arrêt de la production : elle est une affirmation de soi. La grève est l’énoncé de notre irréductibilité à ce qui nous asservit. Car l’individu y affirme sa volonté de décider du sort qui lui est fait – par lui-même. Être pour la grève c’est ainsi travailler à en approfondir l’intensité, travailler à empêcher la réduction de sa signification.
10€, Éditions Grevis
Et bien sûr…
Un roman qui s’inspire du mythe de Platon pour dessiner une société imaginaire, cousine de la nôtre, dans laquelle se déchirent les héritiers de la couronne d’Atlantide, entourés de la douceur de Selena, jeune artiste et enfant du peuple…
18,50€ format broché, 4,99€ format kindle
Découvrez l’article sur « Les amants de l’Atlantide », « Le cycle de Taramanda » et son auteure Violaine Darmon ici :
https://www.lalitterature.net/le-cycle-de-taramanda-violaine-darmon/
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« As-tu jamais compris, Solveig, que de quelque nom que je lui donne, ce n’est pas à travers le monde que ton amant poursuivait ses folles rêveries, mais à travers toi ? Ou plutôt, à travers ce monde de toi ?
Comprendras-tu jamais que dans les multiples contrées qu’il a visitées, dans les multiples femmes qu’il a aimées, séduites, enlevées, trahies et délaissées, c’était toi qu’il cherchait, qu’il fuyait parfois comme un remord, parce que tu étais sa conscience, mais dont il ne pouvait s’éloigner sans éprouver dans son être une brisure, parce que tu étais sa vie ? Ne sais-tu pas que lorsqu’il parcourait tous les lieux où tu n’étais pas, ce n’était pas tant pour profiter de la nouveauté d’un hypothétique bonheur que pour rechercher ton absence, car respirer ton absence, ce silence de toi, c’est encore te respirer, Solveig, et ne sais-tu pas que celui qui t’aime, quel qu’il soit, sorti d’un opéra de Mozart ou d’une pièce d’Ibsen, ce n’est pas le bonheur qu’il recherche, le bonheur il n’en a cure figure-toi, il l’a trouvé mille fois le bonheur, dans les bras d’une Ingrid ou d’une Zerline, peu importe, mais s’il les quitte ces femmes, la foule de ces femmes, c’est parce que la souffrance de t’aimer il la préfère au bonheur, mille fois, mille et trois fois même, mille e tre, demande un peu à Leporello, puisqu’il te faut des preuves, tu vois que je te connais, qu’il te faut toujours des preuves… »
Extrait de « Miroirs », nouvelle
L’île Hécate est le fief de Victoria dans les deux premiers tomes de la saga, terre de la déesse éponyme. Dans Les amants de l’Atlantide (tome 1), la violette est le symbole de cette île et deviendra dans La quête de l’île perdue (tome 2) la fleur qui reliera Victoria à sa fille Sapho. Un hommage évident à la poétesse de Lesbos, Sappho, la « dixième muse »…
Les amants de l’Atlantide, deuxième époque, livre 4 :
« Sur l’île Hécate, la culture de la violette était très développée. On en faisait des parfums, des friandises, des boissons. Les femmes s’en ornaient souvent les cheveux et s’en servaient pour soulager leurs maux de tête. Victoria en avait elle-même constaté les bienfaits et appréciait particulièrement ces fleurs délicates et doucement odorantes. La violette avait pour elle un sens mystique, tout comme sa couleur qui était dans la philosophie hécatienne l’exacte représentation de l’être humain du futur, c’est-à-dire l’être humain connaissant, évolué, achevé et par là même immortel. C’était la couleur même de l’aube et celle du crépuscule, quand les rayons pourpres du soleil se mêlaient à la nuit bleutée. La violette, on l’appelait aussi la pensée ; et dans cette même philosophie hécatienne comme dans le cœur de Victoria, il ne pouvait y avoir qu’une seule pensée possible. Cette pensée, c’était bien sûr la nouvelle lune, celle qui est là mais que l’on cache, celle qui est invisible faute de lumière à refléter, l’astre noir ; l’amour enfoui, celé, inavoué, le lumineux secret des ténèbres. La jeune femme, seule dans l’obscurité presque totale de la cour intérieure, seule sous le ciel étoilé, cueillit une violette et l’arrosa d’invisibles larmes. Elle pleurait la mort rituelle de la lune, l’agonie de son univers, le crépuscule de la divinité. Éplorée, le corps entier replié dans sa souffrance, elle avait oublié les enseignements d’Hécate, et que la mort mystique annonçait la résurrection. »